Bruxelles 1893 est un jeu Euro modérément lourd, avec beaucoup de décisions difficiles à prendre. Ce n'est pas un jeu rapide à maîtriser, loin de là, mais il peut être gratifiant, une fois que l'on comprend comment tout s'emboîte. Et il n'y a pas de trains en vue.
Esthétique
Commençons par le négatif : je ne suis pas fan des illustrations de Bruxelles 1893. C'est distinctif, frappant, et cela a ses fans. Mais je n'en fais pas partie. Cependant, cela porte bien le thème – il y a une saveur Art Nouveau indéniable, bien qu'un peu esquissée. Pour un jeu qui tourne autour de l'art – créer et vendre – les graphismes de Bruxelles 1893 sont fonctionnels, plutôt qu'illustratifs – pensez à Troyes, avec une palette plus large et plus criarde. Cela mis à part, cela n'altère en rien le jeu. En fait, malgré mes réserves sur l'art, je dois admettre que cela ajoute du caractère.
Jouabilité
Bruxelles 1893 (conçu par Etienne Espreman) est un jeu de placement d'ouvriers, avec des éléments de contrôle de zone et d'enchères. Il se joue en cinq tours, pour un maximum de cinq joueurs. La partie principale du plateau d'action est modulaire, composée de cinq bandes, chacune avec cinq emplacements d'action – ou bâtiments. Les cinq bandes forment donc une grille de cinq par cinq d'espaces d'action. Mais tous les espaces ne sont pas disponibles à chaque tour – c'est au premier joueur de déterminer quels espaces sont indisponibles (selon une règle donnée, sur une carte tirée à chaque tour).
Bruxelles 1893 est un jeu Euro modérément lourd, avec beaucoup de décisions difficiles à prendre. Ce n'est pas un jeu rapide à maîtriser, loin de là, mais il peut être gratifiant, une fois que l'on comprend comment tout s'emboîte. Et il n'y a pas de trains en vue.
Esthétique
Commençons par le négatif : je ne suis pas fan des illustrations de Bruxelles 1893. C'est distinctif, frappant, et cela a ses fans. Mais je n'en fais pas partie. Cependant, cela porte bien le thème – il y a une saveur Art Nouveau indéniable, bien qu'un peu esquissée. Pour un jeu qui tourne autour de l'art – créer et vendre – les graphismes de Bruxelles 1893 sont fonctionnels, plutôt qu'illustratifs – pensez à Troyes, avec une palette plus large et plus criarde. Cela mis à part, cela n'altère en rien le jeu. En fait, malgré mes réserves sur l'art, je dois admettre que cela ajoute du caractère.
Jouabilité
Bruxelles 1893 (conçu par Etienne Espreman) est un jeu de placement d'ouvriers, avec des éléments de contrôle de zone et d'enchères. Il se joue en cinq tours, pour un maximum de cinq joueurs. La partie principale du plateau d'action est modulaire, composée de cinq bandes, chacune avec cinq emplacements d'action – ou bâtiments. Les cinq bandes forment donc une grille de cinq par cinq d'espaces d'action. Mais tous les espaces ne sont pas disponibles à chaque tour – c'est au premier joueur de déterminer quels espaces sont indisponibles (selon une règle donnée, sur une carte tirée à chaque tour).
Tout au long du tour, les joueurs placent un ouvrier sur un bâtiment ou un espace d'action afin d'effectuer son action. Chaque ouvrier placé sur un bâtiment doit être accompagné d'une "mise" d'au moins un Franc Belge (FB), mais un joueur peut choisir de miser plus – c'est important à la fin du tour. Il y a cinq actions disponibles – atelier, vente, Théâtre Royal, matériaux et construction. Oui, le chiffre cinq est très présent.
- L'action Atelier permet aux joueurs de créer une œuvre d'art. Celles-ci peuvent ensuite être vendues.
- L'action Vente permet aux joueurs de vendre une œuvre d'art. Le prix – en FB et en points de victoire – est déterminé par un carré flottant sur une grille – le joueur peut ensuite ajuster ce carré flottant (pour influencer le prix de la prochaine pièce vendue) après la vente. Tous les types d'œuvres d'art ne sont pas demandés, il est donc essentiel de ne pas trop se spécialiser dans une gamme limitée de types.
- L'action Théâtre Royal permet aux joueurs de recruter un mécène. Quatre mécènes sont disponibles à tout moment, et les joueurs peuvent utiliser cette action pour recruter (contre un coût en FB) un mécène, qui procure un avantage immédiat. Ils peuvent ensuite maintenir le mécénat ouvert, pour procurer un avantage potentiel pour le reste du jeu (voir les actions du plateau de Bruxelles, plus tard). Cependant, cela n'est pas sans sacrifice – chaque mécène s'accompagne d'un coût en fin de partie – si le coût ne peut être payé, il y a une pénalité en points de victoire.
- L'action Matériaux permet aux joueurs de collecter deux matériaux de construction, à condition qu'ils soient disponibles.
- L'action Construction permet au joueur (vous m'avez devancé, n'est-ce pas ?) de construire un bâtiment, à condition de payer un coût en matériaux. Cela leur permet de placer un bâtiment de leur plateau de joueur sur l'un des 25 emplacements d'action de construction. À partir de ce moment, chaque fois qu'un autre joueur utilise ce bâtiment, le joueur qui a placé le bâtiment bénéficie d'une action secondaire. La construction procure également des points de victoire, mais elle permet également au joueur d'influencer les matériaux de construction requis pour le prochain bâtiment.
Alternativement, d'autres actions sont disponibles sur le plateau principal (Bruxelles). Ces espaces d'action ne sont pas bloqués comme les bâtiments, mais nécessitent un nombre croissant d'ouvriers pour effectuer l'action. Les actions disponibles permettent aux joueurs de collecter des matériaux de construction génériques, de gagner des revenus, de reproduire n'importe quelle action de construction ou d'activer des cartes de mécène précédemment acquises. Cependant, les joueurs doivent faire attention : celui qui place le plus d'ouvriers sur le plateau de Bruxelles perdra un de ces ouvriers – ils iront en prison (le Palais de Justice) et ne pourront être récupérés que grâce à des cartes bonus spécifiques… qui pourraient ne jamais être disponibles tout au long du jeu.
Au début du tour, la grille de cinq par cinq des bâtiments est mise en place avec une carte bonus en bas de chaque colonne. À la fin du tour, le joueur qui a misé le plus de FB dans chaque colonne reçoit la carte en bas de la colonne. Ces cartes bonus peuvent avoir un certain nombre d'effets immédiats (tels que la récupération d'ouvriers de la prison des ouvriers) ou continus (permettant d'activer davantage de mécènes depuis le plateau de Bruxelles, par exemple), ou des bonus de score de fin de partie. Les cartes ne peuvent pas être utilisées pour tous les avantages, il y a donc un choix difficile à faire.
Réflexions finales sur Bruxelles 1893
Un bref résumé de Bruxelles 1893 ne peut lui rendre justice. C'est un jeu complexe, avec de nombreuses pièces mobiles (littéralement, dans le cas de la boussole de ressources). Parce qu'il y a tant de choses à prendre en compte, il a l'avantage que presque toute action disponible est susceptible d'être bénéfique ; elle peut être sous-optimale, mais il semble que peu d'actions sont complètement gaspillées dans ce jeu.
De cette façon, il ne pénalise pas massivement les joueurs inexpérimentés, comme d'autres jeux peuvent le faire. Bien qu'il ait une courbe d'apprentissage abrupte, c'est un véritable plaisir de découvrir comment toutes les différentes parties s'assemblent. Chaque fois que la question des jeux méconnus est soulevée sur divers forums Facebook, c'est l'un des rares jeux qui, à mon avis, mérite d'être mentionné.
Zatu Review Summary
Score Zatu
75%

