Créée par un noble autrichien longtemps oublié, Adolf Odkolek von Augezd, la mitrailleuse Hotchkiss refroidie par air a été la première à fonctionner efficacement en récupérant les gaz propulseurs du canon au moment du tir. Bien que la Hotchkiss ait été éclipsée par les mitrailleuses Maxim et Vickers refroidies par eau, elle a prouvé son efficacité pendant la guerre russo-japonaise. Cette arme, aussi excentrique fût-elle, a eu suffisamment de succès pour persuader Laurence Benet et Henri Mercie de développer le Modèle Portatif : une version portable par un homme qui, espérait-on, pourrait accompagner les fantassins pendant leur avancée. Montée plus tard sur des chars et des avions, elle est devenue la première arme automatique à obtenir une « victoire » en combat aérien.
Bien qu'il ait servi les armées française et américaine pendant la Première Guerre mondiale (ainsi que les Britanniques dans les zones où les unités françaises et britanniques combattaient côte à côte), le système Odkolek-Hotchkiss devait avoir son effet le plus durable au Japon. Là, une succession de dérivés ont trouvé leur place sur des théâtres d'opérations où le refroidissement par eau pouvait être plus un inconvénient qu'un avantage. Lorsque les forces américaines ont débarqué à Saipan, Guam et Iwo Jima, se frayant un chemin d'île en île à travers le Pacifique, c'est la « Pic-vert » – la Hotchkiss Type 92, avec sa cadence de tir caractéristique et lente – qui a fait des ravages dans leurs rangs. Soutenu par des photographies contemporaines et des illustrations en couleur, ce titre explore l'histoire passionnante et mouvementée de la première mitrailleuse réussie à gaz.