Le siège de Constantinople en 717-718 apr. J.-C. fut la crise suprême de la civilisation occidentale.
L'Empire byzantin subissait l'assaut de l'impérialisme arabe depuis la mort du Prophète, tandis que les armées djihadistes avaient détaché la Syrie, la Palestine, l'Égypte et Carthage du contrôle impérial et étaient en train d'imposer leur suprématie maritime. L'Empire était réduit à son cœur anatolien et balkanique, et les incursions arabes menaçaient même cela – les forces navales arabes étaient apparues sous les murs de Constantinople chaque année de 674 à 678 apr. J.-C. Mais tout cela n'était qu'un prélude à l'énorme force d'invasion combinée qui avança sur la capitale en 717.
Ce titre offre une étude complète de l'affrontement qui s'ensuivit entre le califat ascendant et l'Empire assiégé. Il détaille les forces dont disposait chaque camp, avec leurs avantages et leurs vulnérabilités respectifs, évalue les qualités de leadership des commandants rivaux et analyse leurs initiatives stratégiques et tactiques. Il rend également compte de la trajectoire et de l'issue de la campagne et souligne l'importance fondamentale de cette lutte. En tenant la ligne, les Byzantins ont donné à l'Europe suffisamment de temps pour se développer à son propre rythme et devenir assez forte pour affronter son homologue islamique sur un pied d'égalité. Si Constantinople était tombée en 717, l'Europe aurait-elle pu perdurer en tant qu'entité indépendante ? Le christianisme aurait-il pu survivre en tant que religion majeure ? Quel aurait été le cours futur de l'histoire mondiale ?