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La série Zombicide refait surface après la faillite de son éditeur

Illustration of a rugged pirate in a tricorn hat aiming a pistol at grotesque, decaying zombie sailors with tattered clothing and skeletal features, set against a dark, stormy sky.

Les jeux de société de zombies ont l'habitude de refuser de rester enterrés longtemps. Juste au moment où le genre semble entièrement exploré, il trouve un nouveau cadre, une nouvelle tournure, et se fraye un chemin pour revenir sur la table.

Le dernier exemple en date est l'expansion continue de l'univers Zombicide avec Zombicide: Dead Men Tales, qui pousse les morts-vivants dans des eaux infestées de pirates. Au lieu de rues en ruines et de centres commerciaux abandonnés, les joueurs affronteront des équipages maudits, des menaces surnaturelles et des hordes de zombies au milieu d'épaves et de chasses au trésor.

C'est une direction appropriée pour une série construite sur le renouvellement. Zombicide a toujours prospéré en transposant sa formule de survie coopérative dans des cadres très différents, et une aventure de pirates semble être un chapitre naturel plutôt qu'un artifice.

Un genre qui refuse de rester enterré

Ce qui rend cette dernière version de Zombicide particulièrement intéressante, c'est qu'elle arrive après que l'incertitude autour de l'éditeur de la franchise ait jeté le doute sur l'avenir de la série. Plutôt que de disparaître sous les vagues, la série a refait surface avec un nouvel élan.

Cela reflète le genre plus large des jeux de société de zombies, qui a fait preuve d'une remarquable pérennité. En son cœur, l'attrait est simple : ressources limitées, menaces écrasantes, et des joueurs qui essaient de survivre assez longtemps pour raconter l'histoire.

Dès sa première incarnation en tant que Zombicide publié par CMON, le système a construit son identité autour de l'escalade. Les survivants commencent fragiles et mal équipés, mais deviennent rapidement des figures puissantes, presque héroïques, fauchant des hordes de morts-vivants. La tension ne vient pas de l'impuissance au sens traditionnel de l'horreur, mais de la manière dont le jeu lui-même répond à cette puissance croissante en augmentant la pression. Plus les joueurs font de bruit, plus les zombies apparaissent, créant un va-et-vient constant entre domination et submersion.

Du chaos classique à la stratégie de survie

Certains jeux misent sur une survie frénétique avec une échelle différente. Tiny Epic Zombies condense une quantité surprenante de chaos mort-vivant dans un format compact, mélangeant survie coopérative, récupération d'objets et pression par vagues pour créer quelque chose de bien plus grand que ce que sa boîte ne suggère. Il capture la course désespérée d'une épidémie de zombies tout en ajoutant des choix tactiques intelligents.

Illustrated cover showing a motorcyclist fleeing a crowd of zombies beneath a large, slime-dripping title “Tiny Epic Zombies,” with eerie silhouettes and a chaotic, apocalyptic backdrop.

En revanche, Dead of Winter adopte une approche plus froide et plus dure. Ici, les morts-vivants ne sont qu'une partie du problème. Les ressources rares, les objectifs conflictuels et la possibilité de trahison font que la survie est autant psychologique que tactique.

L'horreur au-delà des morts-vivants

D'autres titres étendent la formule au territoire de l'horreur voisine. Nemesis peut échanger les zombies contre des monstruosités extraterrestres, mais le désespoir, les agendas cachés et le danger constant se sentent tout à fait à leur place aux côtés des piliers morts-vivants du genre.

Ensuite, il y a Last Night on Earth, qui embrasse les racines de l'horreur pulp et s'appuie sur la narration cinématographique. On a moins l'impression de survivre à une apocalypse et plus de jouer à un film de zombies culte, avec des derniers stands dramatiques et des évasions improbables.

Close-up of a tabletop board game showing a small blue car with a translucent flame piece on top, surrounded by miniature figures on a detailed grid-based map.

Pourquoi Zombicide ne cesse de trouver un second souffle

Ce qui distingue Zombicide de beaucoup de ses pairs, c'est qu'il n'emprunte pas seulement cette formule de survie ; il ne cesse de réinventer la manière dont elle est présentée. Chaque nouveau cadre redéfinit la même boucle centrale d'une manière qui semble suffisamment fraîche pour justifier l'attention des joueurs récurrents.

Avec Zombicide: Dead Men Tales qui prend le large, les morts-vivants se montrent une fois de plus remarquablement difficiles à couler. Qu'ils se traînent dans les rues de la ville, traquent des laboratoires futuristes ou abordent des vaisseaux fantômes sur des océans maudits, la franchise continue de démontrer que le genre zombie dans les jeux de société est moins une idée fixe qu'un cadre narratif flexible.

Tant qu'il y aura de nouveaux décors à explorer et de nouvelles fantaisies de survie à tester face à des chances écrasantes, le monde de Zombicide n'a pas vraiment besoin de se terminer. Il ne cesse de changer de forme, entraînant les joueurs dans un autre combat désespéré contre le courant.

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